PNL

La PNL au service du communicant

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PNL : 5 techniques PNL pour mieux communiquer

Vous voulez devenir un·e bon·ne communicant·e, et pour cela vous vous intéressez à la PNL ? Découvrez, dans cet article, comment bien communiquer avec la Programmation Neuro-Linguistique !
 
Qu'est-ce que la PNL ? Quelles sont les techniques PNL pour améliorer sa communication ? Voici les réponses !

Note : si vous écoutez l'audio (également disponible sur Spotify) au lieu de lire cette page, voici le programme afin de vous permettre de vous rendre directement au bon endroit :
  • 00:28 - Qu'est-ce que la PNL ? 
  • 02:54 - Comment ça marche ? 
  • 05:47 - La synchronisation 
  • 07:48 - L'écoute active 
  • 09:00 - La reformulation 
  • 10:39 - L'observation 
  • 12:11 - Le feedback 
  • 15:25 - Pour conclure 
  • 16:15 - Pour aller plus loin

Qu'est-ce que la PNL ?

La Programmation Neuro-Linguistique est une méthode permettant d'agir sur les comportements des individus au moyen du langage. Cela dans le but de développer leurs potentiels, comme celui d'être un·e bon·ne communicant·e, juste avec quelques techniques seulement. Et il en va de même pour le développement des autres potentiels, notre démonstration ici vise aussi à contextualiser la mise en application de la méthode. 

On la retrouve donc dans différents secteurs, notamment là où le changement est attendu : 
  • apprentissage, 
  • coaching, 
  • psychothérapie, 
  • développement personnel... 
Créée dans les années 1970 par deux Américains, John Grinder et Richard Bandler, c'est aujourd'hui une méthode internationalement reconnue pour sa grande efficacité.

Que veut dire PNL ?

PNL est l'acronyme de Programmation Neuro-Linguistique. Ce qui ne vous avance pas vraiment dans la compréhension de ce que cette méthode peut vous apporter, n'est-ce pas ? Aussi, arrêtons-nous un instant sur ces deux terminologies dans le but de mieux comprendre l'intérêt d'utiliser cette méthode plutôt qu'une autre. 
 
a) Programmation 
Comme en informatique, notre ordinateur interne est programmé pour fonctionner d'une manière précise. Ainsi, toutes nos actions quotidiennes sont le résultat de cette programmation réalisée depuis notre enfance. Et même avant, si on en croit certaines méthodes comme la psychogénéalogie*.  
 
b) Neuro-Linguistique 
Nous entrons là dans la sphère de la relation interactive entre le système neurologique et le langage.  
Le terme Neuro fait donc référence au système nerveux central. Celui qui, justement, enregistre et structure les perceptions de nos cinq sens, base de nos apprentissages et de notre vision du monde.  
Le terme linguistique fait lui référence à l'aspect verbal, mais aussi comportemental, de la communication. Cela intègre donc les mots bien sûr, mais également tout ce qui est extra-verbal :  
  • les mimiques, 
  • la gestuelle, 
  • le ton, 
  • le débit,  
  • le volume, etc.
* La psychogénéalogie peut s'entendre comme une méthode servant à supprimer tout ou partie de l'héritage psychologique familial. Ce qui permet alors de vivre sans plus avoir à supporter les petits, ou grands, travers comportementaux transmis de génération en génération.

Comment ça marche ?

Nos processus mentaux ainsi créés, donc via le système neuro-linguistique, s'inscrivent dans notre neurologie tout au long de notre existence, conditionnant l'ensemble de nos comportements. En sachant cela, vous devez sans doute commencer à comprendre l'intérêt d'agir sur ces processus. Car, le problème est que nous sommes parfois de bien mauvais programmeurs, déclenchant alors nous même le bug. Nous sommes donc, inconsciemment, à l'origine de notre propre dysfonctionnement

Pour être plus concret, c'est notre manière de communiquer qui crée des conflits. En d'autres termes, c'est notre communication intrapersonnelle, c'est-à-dire avec soi, qui entrave notre communication interpersonnelle, c'est-à-dire avec les autres.  

Bien sûr, on peut toujours accuser les autres d'être de mauvais·e·s communicant·e·s, et il est certain que certain·e·s le sont. Ce qui est plutôt simple à vivre, nous en convenons, mais qui n'arrange rien, puisque le problème persiste, et que les conflits avec les autres s'accumulent. Ainsi, il est peut-être temps de changer !

Comment résoudre le problème ?

Comme la programmation est à l'origine du problème, et que, vous l'avez compris, il s'agit là de notre œuvre, il convient de faire appel à un autre programmeur. Cela, car il ne faut jamais compter sur ceux qui créent les problèmes pour les résoudre ! 

À la différence de l'informatique, ces programmations sont inconscientes. Ce qui rend plus difficile le travail de re-programmation, ne sachant pas où, ni comment, intervenir. Sauf, en agissant avec les outils et les techniques de la PNL ! En effet, les créateurs de la méthode ont réalisé un ensemble de protocoles permettant de régler tel ou tel problème, notamment de communication. C'est donc en réglant le problème de communication intrapersonnelle que la communication interpersonnelle va s'améliorer.  

Ceci étant dit, il n'est pas nécessaire, ni obligatoire, de pratiquer la PNL avec un·e coach ou un·e praticien·ne spécialiste en la matière. En effet, grâce à quelques techniques aussi simples qu'efficaces, il est possible de considérablement augmenter son talent de communicant·e. Et c'est justement l'objet de ce qui va suivre.

5 techniques PNL essentielles

S'il n'y a que 5 techniques PNL à retenir pour améliorer sa communication, ce sont bien celles-ci !

1/ La synchronisation

Comme son nom l'indique, l'idée est ici de se synchroniser avec notre interlocuteur·trice. Cette synchronisation peut s'envisager au moins de deux manières principales, dont voici une courte présentation. Car oui, le sens de cet article n'est pas de vous former à la PNL, mais de vous y initier. 
 
a) La synchronisation physique 
Vous allez ici jouer au jeu du miroir, en copiant tous les gestes de votre interlocuteur·trice. Par exemple, s'iel bouge la main gauche, vous bougez la vôtre. Iel croise les bras, vous faites de même. Et ainsi de suite. D'ailleurs, vous le faites sans doute déjà naturellement, puisque lorsqu'une personne vous sourie, généralement vous lui souriez aussi, au moins par politesse, n'est-ce pas ? 
Bref, l'autre danse d'une certaine manière et pour être en harmonie, vous utilisez les mêmes pas ! 
 
b) La synchronisation verbale 
Le sens du travail est exactement le même pour vous synchroniser verbalement. Cela passe par l'utilisation des mêmes mots. Par exemple, l'autre parle de manière imagée, en utilisant des métaphores, vous faites de même. Cela passe aussi par ce qui accompagne les mots, à savoir : 
  • l'intonation,  
  • le volume,  
  • le débit, etc.  
Bref, l'autre joue une musique et pour être en harmonie, vous jouez la même !

C'est important ! 
→ Mais attention, ce copier-coller physique et verbal n'est pas singer ! Ce qui pourrait alors avoir l'effet inverse, votre interlocuteur·trice se demandant alors si vous n'êtes pas en train de vous moquer...

2/ L'écoute active

L'écoute active est essentielle pour faire comprendre à l'autre que vous l'écoutez. Mais que vous l'écoutez vraiment et que vous n'êtes donc pas en train de faire semblant. Car rien n'est pire, en communication, que d'avoir l'impression que l'on n'est pas écouté, donc pas entendu, n'est-ce pas ? D'où l'importance de soigner cette phase. 

Comment ? La première des choses est de diriger votre regard vers celui ou celle qui parle. Pas un regard fuyant ou distrait, mais direct, c'est-à-dire plongeant dans les yeux de l'autre. Cette connexion lui prouve que vous êtes là, pas aux abonnés absents, et c'est essentiel pour que la communication soit réussie. 

Ensuite, il convient d'interagir en fonction du discours, dans le but de lui confirmer que vous écoutez réellement. Cela en hochant la tête, en laissant sortir un « ah oui, je vois », ou juste un « hummm » approbateur. Bref, en soutenant par votre comportement ce qui est dit.

3/ La reformulation

Bien sûr, vous avez déjà entendu parler de la reformulation, c'est-à-dire l'acte de formuler à nouveau, généralement de façon plus claire, nous dit le petit Robert. 

Sauf qu'en essayant de reformuler de façon plus claire, vous risquez de donner l'impression à l'autre qu'il ne l'a pas été. Donc, qu'il ne communique pas bien... Vous voyez le risque ? 

Par conséquent, le sens du travail va être de reformuler ce qui a été dit, au sens littéral du terme. Dit autrement, vous répétez ce que l'autre a dit. Non avec vos mots, mais avec les siens ! C'est le meilleur moyen de lui faire comprendre qu'iel communique bien, puisque vous comprenez ce qu'iel dit. Et aussi que vous l'écoutez parfaitement bien, vu que vous êtes capable de répéter mot à mot son discours. Ou du moins les mots les plus importants. 

Bien sûr, si un point n'est pas clair, il convient de vous y arrêter. Mais, là aussi, agissez avec finesse, non en disant :  
  • « Je ne comprends pas ce que tu dis !!! », 
mais en reformulant mot à mot (avec ses mots donc), tout en demandant une précision : 
  • « Tu dis …. (reprenez ses mots), et je comprends très bien. Ce que je comprends moins bien c'est... (reformuler la partie dont vous souhaitez une précision pour mieux comprendre) ».

4/ L'observation

Par l'observation, vous allez vous assurer, par exemple, que l'autre comprend ce que vous dites. Dans le cas contraire, il est alors nécessaire d'ajuster votre discours au plus vite. Cela, pour éviter de perdre l'attention de votre interlocuteur·trice. Pour ce faire, l'observation est le premier point, et la calibration est le deuxième. En effet, c'est grâce au calibrage que vous allez vérifier si ce que vous dites est écouté, entendu ou même compris. 

L'observation vous donne des indicateurs précis, comme ses yeux sont-ils dans ma direction ? La calibration vous permet de donner une interprétation de ce que vous observez. Par exemple, le fait qu'iel regarde ailleurs peut démontrer son manque d'intérêt envers votre discours. Bien entendu, avant de réagir, surtout impulsivement, ce qui est souvent le cas lorsque l'on a le sentiment d'être ignoré, vous devez vérifier que votre interprétation est la bonne. Car dans le cas contraire, c'est-à-dire qu'iel vous écoute bien, tout en regardant autre chose, votre ton et votre doute risquent de nuire à la relation. Et à force de nuire, on crée petit à petit le conflit.

5/ Le feedback

Si les précédentes techniques PNL rendent votre communication fluide, agréable et efficace, le feedback vient renforcer ces aspects, tout en vous permettant d'être perçu comme un·e pédagogue.  

Un feedback est une boucle de rétroaction. Cela signifie qu'en le réalisant, vous produisez un retour sur une action passée, généralement venant juste de se dérouler. En effet, travailler à chaud, dans le feu de l'action, est souvent le plus efficace.  

Si vous avez déjà reçu un feedback dure, peut-être même violent ou méchant, vous savez combien il est désagréable d'en recevoir. L'approche PNL propose de faire un retour bienveillant, et cela change tout !  
Pour ce faire, il convient de passer par les trois phases suivantes : 
  • a) Tout en utilisant les techniques précédentes pour établir la relation, vous énoncez les faits observables uniquement de manière positive. 
  • b) Vous suggérez une, voire deux, piste d'amélioration, mais pas plus. 
  • c) Vous terminez par une évaluation globalement positive. 
 Autrement dit, à chaque phase vous accumulez du positif pour que l'autre se sente mis·e en valeur, c'est-à-dire que son action soit valorisée. C'est ainsi que l'on arrive à stimuler la motivation, par le positif, non en faisant la liste de tout ce qui a été loupé, mal dit, mal fait, etc. 

Une fois le feedback donné, demandez à votre interlocuteur·trice ce qu'iel en pense. C'est une marque d'attention supplémentaire, parfaite pour renforcer la relation, qui permet en plus : 
  • de corriger si nécessaire ce que vous avez voulu dire,  
  • et même d'améliorer votre technique, puisque nous avons toujours à apprendre...

Pensez-y !

Pensez bien, lors de l'utilisation de toutes ces techniques PNL, au ton de votre voix qui doit être bienveillant. Surtout lors du feedback, ou l'autre étant en attente de ce qu'iel pense être un jugement, est potentiellement en situation de vulnérabilité émotionnelle. C'est justement là, par l'émotionnel, que la blessure d'un mot dure peut se produire. Pour éviter cet écueil, le ton doit être celui de la suggestion (« Peut-être qu'en faisant ceci..., comme cela... ? »), non de l'affirmation (« Tu dois faire ceci..., comme cela... ! »). Ainsi, si le fond est important, la forme est primordiale pour que votre message soit reçu de la bonne manière, c'est-à-dire en préservant la relation, non en la détériorant.

Pour conclure

Vous pouvez à présent utiliser ces différentes techniques PNL dans le but de booster votre talent de communicant·e. Commencez à vous les approprier dès maintenant, afin qu'elles deviennent naturelles rapidement. Chaque jour, sans exception, passez une technique, puis une autre, et ainsi de suite. Ce n'est qu'avec cette pratique, sincère et régulière, que la magie de la PNL pourra produire ses effets. 

Et c'est en devenant un·e autre communicant·e, bienveillant·e et efficace, que vous allez conduire les autres à en faire autant, cela dans un cercle vertueux, juste en montrant l'exemple. Alors, bonne pratique à vous !


Auteur : Laurent Bertrel, Carnets, bertrel.com, 2025.

Pour aller plus loin

2 livres (e-books disponibles) 
Pour découvrir d'autres techniques PNL, je vous invite à découvrir mes livres
  • Laurent Bertrel, L'essentiel de la PNL, Genève, Jouvence, 2009 (3ème édition en 2021). 
  • Laurent Bertrel, 15 techniques de PNL pour réussir et gagner, Paris, Enrick B, 2024. 
 
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